Dans les Hauts-de-France, près de 60 000 personnes décèdent en moyenne chaque année sur la période 2021-2023. Une fois neutralisées les différences de structure par âge et sexe, la région présente le taux de mortalité le plus élevé de France métropolitaine. Celui-ci s’élève à 1 121 décès pour 100 000 habitants, soit une surmortalité de 17,7 % par rapport au niveau national. Les cancers sont la principale cause de décès, devant les maladies de l’appareil circulatoire. En plus de 40 ans, indépendamment des effets du vieillissement et du sexe, le taux de mortalité régional a diminué de 45,0 %, une évolution proche du niveau national. À l’échelle infrarégionale, les taux les plus élevés se concentrent dans les territoires de l’ancien bassin minier, l’Avesnois et la Thiérache, plus exposés aux fragilités sociales. À l’inverse, ils sont plus faibles dans l’Oise et en Pévèle-Carembault, en lien avec une structure sociale plus favorable et une densité médicale plus élevée. La baisse de la mortalité est plus marquée en Pévèle-Carembault et dans l’Aire Cantilienne.

