En 2021, la moitié des ménages français consacrent plus de 4,6 % de leur revenu aux dépenses énergétiques liées au logement. Ceux qui y consacrent au moins le double (9,2 %) sont considérés comme vulnérables, soit 554 000 ménages des Hauts-de-France. Cela représente 22,7 % des ménages de la région, une proportion nettement plus élevée qu’en France métropolitaine (17,4 %). Cet écart s’explique principalement par des revenus plus faibles qu’ailleurs. À cette difficulté s’ajoutent souvent des logements plus anciens, moins isolés et par conséquent plus énergivores. La vulnérabilité énergétique touche très fortement les personnes seules, en particulier les plus jeunes, aux revenus très faibles, et les plus âgées, pour qui la taille et la qualité du logement jouent défavorablement. À l’échelle locale, la vulnérabilité concerne plus souvent les ménages des arrondissements les moins urbanisés, du Montreuillois à la Thiérache.

