Conjoncture fin mars 2013

publié par Piver le 25 juillet 2013

Début 2013, le marché du travail reste toujours défavorable mais la situation semble s’améliorer par rapport au 2e semestre 2012, marqué par une conjoncture particulièrement dégradée.
L’emploi salarié se stabilise, interrompant un cycle de destruction amorcé au 4e trimestre 2011. Néanmoins, seule la reprise de l’intérim permet à l’emploi régional de se maintenir.
En dehors des services marchands, tous les secteurs perdent de l’emploi mais à un rythme ralenti par rapport au trimestre précédent.
Fin mars, 364 600 personnes étaient inscrites à Pôle emploi, un nombre historique dans la région. La progression de +1,6 % reste davantage contenue qu’au trimestre précédent (+2,5 %).
La dégradation du chômage de longue durée est d’une ampleur inédite en région. Désormais, 164 000 demandeurs d’emploi sont inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi.
Les tensions sur le marché du travail continuent à décrocher en raison de la hausse des demandeurs d’emploi et de la baisse des offres d’emploi. Mais la baisse des offres de contrats courts semble s’infléchir sous l’effet d’un fort rebond dans l’industrie (+10 %) qui ne s’était pas produit depuis mi-2011.
Fin mars, 14 % de la population active se déclarent au chômage dans le Nord – Pas-de-Calais. La hausse de +0,1 point reste plus limitée qu’au niveau national (+0,3 point).
Seule la zone d’emploi de Berck-Montreuil parvient à stabiliser son chômage en début d’année.
Les exportations chutent de -2,5 %, les politiques d’austérité pesant sur la demande des principaux partenaires de la région : Espagne, Italie et Allemagne qui échappe à la récession mais pas au ralentissement.
Les ventes à destination de la Chine, du Brésil et de l’Inde fléchissent également, résultats particulièrement préoccupants vers des pays en forte croissance.
De janvier à mars, 6 450 entreprises sont apparues dans le Nord – Pas-de-Calais. La région limite ses pertes à -4,6 % sur un an par rapport au recul national de -5,2 %.
En baisse constante depuis le lancement du statut de l’auto-entrepreneur, les créations classiques retrouvent un dynamisme ce trimestre

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