Migrations alternantes 2013 en Sambre-Avesnois

publié par Piver le 29 mars 2018

On relève en France un accroissement régulier des distances domicile-travail. L’évolution des infrastructures routières et de l’offre de transport collectifs a généré un accroissement de la distance domicile –travail moyenne.

La Sambre-Avesnois n’échappe pas à ce mouvement, on le voit au travers de l’accroissement des flux vers les autres territoires : les sorties de l’arrondissement ont augmentées de 53% depuis le début du siècle.

Les trois principales explications sont, par ordre d’importance :

  • l’explosion du travail transfrontalier : en ce début de 21ème siècle, les flux de travailleurs de la Sambre-Avesnois vers la Belgique ont plus que doublé, cette tendance avait déjà été observée à la fin du siècle précédent, de sorte que les migrations alternantes de l’arrondissement vers la Belgique ont désormais atteint un niveau significatif (elles concernent 7% des actifs ayant un emploi)
  • l’accroissement considérable des migrations vers l’arrondissement de Valenciennes
  • une augmentation significative du nombre de navetteurs se tournant vers l’agglomération lilloise

Malgré la réduction du nombre d’emplois, le volume d’entrées a lui aussi progressé (de 24% sur la période 1999-2013).

Néanmoins, nous sommes encore loin d’une disparition de la notion de bassin d’emploi Sambre-Avesnois. La relative faiblesse des échanges entre l’agglomération sambrienne et les agglomérations de Valenciennes et Lille en atteste.

Les flux internes à l’arrondissement demeurent donc à un niveau élevé.

La Sambre, grâce à la concentration d’emplois administratifs et industriels, parvient même à conserver les ¾ de ses travailleurs.

La Sambre reste également le pourvoyeur d’emplois de ses voisins :

  • 30% des actifs ayant un emploi du Bavaisis et du Solrézis exercent leur activité professionnelle au sein de l’agglomération
  • l’Avesnois, plus éloigné, se situe quand même à 21%

On relève également une réduction des flux de proximité. Beaucoup de personnes ont choisi un lieu de résidence en fonction de leur travail. Mais les fermetures et réductions d’effectifs ont amené certains d’entre eux à se tourner vers un poste plus éloigné du domicile. De 1999 à 2013, le taux de personnes résident et travaillant dans la même commune est passé de 34 à 28%.

Cela dit, en ajoutant aux migrations internes aux communes les flux entre communes limitrophes, on relève plus de 33 000 personnes. Cette situation montre un potentiel de modification de mode de transport, le vélo étant utilisable pour la majorité de ces flux.

En parallèle, les déplacements vers la région parisienne, sur le même laps de temps, ont chuté de 30%. Mais ceci doit être examiné au regard de la dégradation de la liaison ferroviaire.

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