L’emploi frontalier des Hauts-de-France vers la Belgique : une attractivité modérée et contrastée

publié par Insee - Hauts-de-France le 1 avril 2019

Fin 2017, 24 200 salariés résidant dans les Hauts-de-France travaillent à l’étranger, essentiellement en Belgique. Ils représentent 1,6 % des salariés de la région, soit cinq fois moins que dans le Grand Est. Des conditions d’emploi moins favorables, notamment d’un point de vue fiscal, rendent aujourd’hui la Belgique moins attractive que par le passé. En effet, entre 2013 et 2017, le nombre de travailleurs frontaliers des Hauts-de-France a diminué alors qu’il a augmenté dans le sens inverse. Ainsi, près de 10 000 salariés arrivent de Belgique chaque jour dans la région.

Le profil-type majoritaire du travailleur frontalier est un ouvrier de l’industrie manufacturière. Un autre profil est également bien représenté : il s’agit de jeunes travailleurs du tertiaire exerçant en Wallonie. Dans la région, être un homme ouvrier, jeune et résider à proximité de la frontière, en particulier d’un arrondissement francophone, augmente la probabilité de travailler en Belgique.

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